Côte d’Ivoire : 3 morts dans des affrontements entre élèves

L’école ivoirienne est secouée par des violences qui ont fait malheureusement trois morts. En effet, début le 5 décembre dernier, des élèves ont décidé d’anticiper les congés de Noël normalement prévus le 20 décembre 2019 après les cours du soir.
En une semaine, l’on déplore trois morts au sein des élèves. A Anyama, un élève en classe de 3e a été assassiné. Il a été éventré. A Daloa, un élève de terminale a été égorgé par des élèves pour avoir voulu s’interposer entre les perturbateurs et ses camarades.

Ce mercredi, comme plus tôt rapporté, un autre cas d’assassinat a été signalé a Dimbokro lors d’un affrontement entre élèves et corps habillés. Une élève en classe de seconde a été tuée par balle.
Vincent Toh Bi Irié, le préfet d’Abidjan dresse le bilan des affrontements
« Le 4 décembre dernier, dans un post, j’avais interpellé les parents sur leur responsabilité dans l’éducation des enfants et sur les perturbations dans les établissements scolaires d’Abidjan, à la veille des fêtes de Noël. Vous avez été nombreux à mener le débat citoyen et à faire des suggestions. Les violences ne se sont pas arrêtées et le bilan à ce jour est le suivant : 3 morts (3 élèves, dont 1 fille) ; ces élèves sont morts par arme blanche ou suite à des violences causées par des élèves venus déloger d’autres élèves. Un des élèves (en classe de seconde) décédé à eu la gorge tranchée par ses amis. Il était fils unique de sa famille. Plusieurs blessés. Des établissements scolaires saccagés. Une école primaire incendiée par des élèves », a-t-il précisé sur sa page facebook avant de lister les sanctions prises après ces incidents.

« Face à la gravité de la situation, les mesures suivantes ont été prises: le déferrement d’une cinquantaine d’élèves suspects devant les Tribunaux. Dans le respect des règles administratives en vigueur, des élèves dont la responsabilité est avérée dans ces troubles seront radiés de tous les établissements publics et privés de Côte d’Ivoire. Les parents des enfants reconnus coupables se verront notifier les frais de réparation des écoles saccagées et incendiées. Les soins médicaux des élèves blessés dans ces violences seront assurés par les parents des enfants mineurs perturbateurs ».