Dénoncé par sa mère pour apologie du terrorisme : Assane Camara fustigeait les confréries et recevait des financements de radicaux

Le 22 Janvier Astou Lo s’est présentée à la Dic pour informer des enquêteurs du retour de son fils Assane Camara du Canada. Elle a déavaientvoir trouvé dans les bagages de son fils un reçu de transfert d’argent d’une somme de 700 mille francs CFA envoyée par un certain Harris Katich par l’intermédiaire de Atoumane Sow. Elle a enfin fait part aux enquêteurs de ses inquiétudes sur le discours et le comportement de son fils qui fustigeait la manière dont l’Islam était pratiqué au Sénégal et considérait le Djihad comme un impératif pour tout bon musulman. Elle a ajouté que son fils était régulièrement en contact via son compte Facebook avec des individus de différentes nationalités ( Bosniaque, Afgane, Marocaine, Algérienne, et Française) se trouvant à l’étranger notamment Samir Halilovic, Zakaria Habib, Youssef Sakhir Nasir Lakhdari, Laurent Cem Aydim, Mounier Ichem, Youssef Sakhir, et Omran Jabarti. Suffisant pour que les limiers opèrent une perquisition à son domicile. Une fouille qui a permis de trouver un billet d’avion Dakar-Tunis au nom de Assane Camara, deux cartes de crédit, son passeport ordinaire, une brochure sur les règles de récitation de coran, des livres fustigeant les confréries et la visite aux morts en vue de leur invocation en tant que qu’ intercesseurs ainsi qu’un reçu de transfert d’argent effectué par Katich à son profit.
Interrogé Assane est d’abord revenu largement sur son cursus scolaire avant d’indiquer qu’au moment où il séjournait au Canada dans le cadre de ses études universitaires, sa mère l’avait averti qu’elle était au courant qu’il fréquentait des individus qui avaient une vision radicale de l’islam. Elle l’avait fait revenir au Sénégal sous la contrainte. Il a expliqué que les individus susnommés qu’il a connus à la salle de prières de l’université de Sherbrooke pratiquaient un islam radical en ce qu’ils l’intégraient dans les aspects de leur vie. Il a en outre fait noter qu’à la suite de son retour de voyage au Sénégal il a été informé que son ami Nassim Lakhdari et certains de ses amis qu’il fréquentait avaient rejoint l’état islamique, entre la Syrie et l’Irak. Poursuivant il a indiqué qu’à son retour il fréquentait les jeunes Ibadous qu’il a connus au niveau de la mosquée de Liberté 6 qu’il fréquentait assidûment precisant toutefois que ces derniers n’étaient pas aussi radicalisés dans leurs pratiques culturelles. Il a soutenu que le Djihâd était une prescription religieuse du fait qu’en cas d’attaque ou oppression, les musulmans sont en droit de riposter par tous les moyens dont ils disposent et qu’il trouve déplorable le fait pour certaines personnes de se faire exploser dans les lieux de culte tuant ainsi des innocents. Affaire à suivre…