Scroll to Top

ENCEINTE, Une Sénégalaise expulsée à la frontière italienne… la police confisque son téléphone et…

By El Malick Faye / Published on mercredi, 19 Déc 2018 16:58 / No Comments / 184 views

ENCEINTE DE TROIS MOIS ET SANS ASSISTANCE MEDICALE: Une Sénégalaise détenue 5 jours à la frontière italienne puis expulsée…, la police confisque son téléphone et lui interdit d’avoir un avocat

Être enceinte de trois mois et être en détention dans une petite chambre de 10 personnes, sans soins, à la frontière italienne ! voilà le calvaire qu’ont vécu une Sénégalaise et une Cubaine, à Malpensa, Milan. De retour de voyage du Sénégal, notre compatriote a été expulsée comme une malpropre pour insuffisance de revenus, sans qu’elle ne puisse contacter un avocat, après 5 jours de détention dans une chambre exiguë.

Le 1er décembre dernier, la police des frontières de Milan, plus précisément à Malpensa, a procédé à l’expulsion de deux dames, de nationalité cubaine et sénégalaise. Toutes deux s’étaient rendues dans leur pays d’origine quelques semaines auparavant, en possession d’un permis de séjour régulier. Elles étaient de retour en Italie, quelques jours après, avec l’espoir légitime de détenir un titre de séjour valide. A leur grande surprise, elles seront cueillies par la police des frontières comme des malpropres, alors qu’elles ont vécu pendant longtemps en Italie. Le scandale a été éventé et dénoncé par l’Association juridiques sur l’immigration (Asgi), qui a décidé de porter l’affaire devant la justice. «Nous présenterons deux dossiers, annonce l’avocat Federico Micheli de l’Asgi. L’un contre la révocation du permis de séjour et l’autre pour le rejet illégitime de la demande des dommages subis». Notre compatriote enceinte de trois mois a vécu un véritable calvaire à la frontière Italienne. Selon les avocats de l’Asgi, «les deux femmes ont déclaré avoir dormi cinq nuits, alors qu’elles attendaient le vol de rapatriement, dans une chambre de plus de dix personnes et très peu de couvertures disponibles. D’ailleurs, la police a confisqué leurs téléphones refusant qu’elles contactent leurs familles et leur a demandé d’utiliser un téléphone fixe».

Notre compatriote expulsée pour insuffisance de revenus

En plus, après trois jours de détention, notre compatriote a demandé à plusieurs reprises l’intervention d’ambulanciers paramédicaux qui n’ont jamais été appelés. Pis, les deux femmes ont été détenues pendant plusieurs jours dans la zone de transit de l’aéroport sans que la détention ne soit soumise à une validation judiciaire. «À Milan, j’ai un emploi de commis», a déclaré la Cubaine. «Mes employeurs m’ont dit de ne pas m’inquiéter, qu’ils gardaient ma place. Mais il est clair que c’est un préjudice pour moi et pour eux. Ils ont révoqué mon permis de séjour parce que je ne cohabitais plus, mais les notifications, ils l’envoyaient toujours à l’adresse de mon ex-mari. Aussi, je n’ai jamais rien reçu et que je n’avais pas connaissance de la révocation. Si j’avais reçu la révocation à ma nouvelle adresse, je pourrais avoir un recours. J’ai un emploi, je paie des impôts, j’ai accepté ma demande de citoyenneté italienne. Que dois-je faire d’autre ? Pourquoi décident-ils de me renvoyer à Cuba?», se demande la Cubaine.
Pour sa part, notre compatriote, qui ne s’est pas exprimée, parce que très affectée par sa grossesse et l’absence de soins, a été expulsée pour insuffisance de revenus. La pratique de la détention à la frontière semble encore plus grave, à la lumière de l’épisode qui a concerné les deux citoyens étrangers concernés par l’affaire en cause, poursuivent les avocats, car ils se sont vu refuser le droit de rencontrer un avocat, malgré de nombreuses demandes.
Samba THIAM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.